Larmes de thé

À boire le thé brun de votre eau de regard En cette porcelaine au velours si diaphane Qui fait votre paupière, une lèvre profane Se brûlerait d’extase et de plaisir hagard

À boire le thé brun de votre eau de regard
En cette porcelaine au velours si diaphane
Qui fait votre paupière, une lèvre profane
Se brûlerait d’extase et de plaisir hagard

À goûter le satin sanguin comme cerise
Du sourire entrouvert où vous champagnisez
De ce vin capiteux que l’on nomme baiser
La lèvre qui vous mord jamais ne se dégrise

À boire le poison de vos bras caressants
Dans l’albâtre veiné de vos mains serpentines
En cette coupe d’or la lèvre clandestine
Ne s’enivrera plus que d’amour incessant