Pourtant ce vent de sable...

Pourtant, tout ce temps volé, ces années effeuillées parmi les routes, les sourires quand tout au long cette absence me poigne, me serre, me fait mal

Pourtant, tout ce temps volé, ces années effeuillées
parmi les routes, les sourires
quand tout au long cette absence me poigne, me serre,
me fait mal

Feuilles envolées, lignes effacées, rides oubliées
où s’estompe le regard.
Au fond cette envie de plonger dans la vague,
de ressentir comme en enfance, l’eau salée,
cette douceur du connu, lointain et vif,
comme une parenthèse, comme une force du jour,
comme un roulement de galets, jusqu’au bord des pommiers

Pourtant, d’enfances en enfances,
les années se sont enroulées, les rires longs à regarder
et les visages se sont détachés sur les branches.