Après un parcours d’études classiques en France, c’est en Chine et en Italie qu’elle développe son parcours artistique.

A Hong Kong et Pékin pendant de nombreuses années – neuf au total – elle apprend et intègre dans sa pratique l’encre de Chine, et la maitrise du souffle sur papier ou soie. En 2011 à Pékin, lorsqu’il a fallu chaque matin contrôler la qualité de l’air avant de sortir, elle a vécu l’urgence climatique.

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En Italie où elle a vécu 12 ans, elle a intégré dans son travail des techniques anciennes de peinture, la gravure mais également une vision humaniste dans le choix des sujets. Elle y a également découvert à quel point il est possible de parler de sujets contemporains en utilisant le biais de la mythologie (la vulnérabilité, la perte de l’innocence, l’exil…).

« Je peins des corps que l’on regarde, corps exhibés, valorisés en Europe, confortés par le regard de l’autre, celui que l’on croise et qui répond, celui que l’on croise et qui fuit ou que l’on cogne, celui que l’on croise et que l’on aime. Je peins des mains saisies, abandonnées, emprisonnées, dansantes, en attente. Je peins aussi des mémoires, et le lien que nous avons avec la nature (les arbres, le feu, le vent, etc.). Je pratique la sculpture et aussi la gravure, ce qui m’a permis de faire plusieurs livres d’artiste. »

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